Baguette maison au four : la recette pour une croûte qui craque

//

Margaux Vasseur


Une bonne baguette maison au four ne se résume pas à une liste d’ingrédients. Elle raconte le temps qu’on lui consacre, la manière dont on touche la pâte, la façon dont on prépare le four avant de l’ouvrir comme une scène de théâtre. Une croûte qui craque, celle qui chante encore quand le pain refroidit sur la grille, vient d’un ensemble de petits gestes précis plus que d’un quelconque matériel professionnel.

L’équilibre entre levain et levure boulangère, le choix de la farine de blé, les rabats réguliers, le façonnage sans brusquer la pâte, puis la technique de cuisson avec vapeur font toute la différence entre un simple pain fait maison et une baguette dont on se souvient.

Dans une cuisine standard, avec un four ménager parfois capricieux, il est pourtant possible d’obtenir une croûte croustillante, une mie alvéolée et des arômes proches d’une bonne boulangerie artisanale. Cela demande d’apprendre à « lire » sa pâte, à ne plus dépendre seulement du minuteur, à comprendre pourquoi l’autolyse détend la pâte à pain, pourquoi le sel arrive plus tard, pourquoi une entaille de travers gâche la poussée au four.

À partir de là, chaque fournée devient un terrain de jeu : on ajuste l’hydratation, on mélange T65 et T80, on teste une cuisson au four un peu plus longue pour accentuer les notes grillées. L’objectif reste le même à chaque fois : sortir du four une baguette maison qui claque sur la planche et qui donne envie de la rompre à mains nues.

En bref

  • Farine T65 et hydratation maîtrisée pour une pâte qui se tient mais reste souple.
  • Levain + levure boulangère pour marier goût complexe et levée régulière.
  • Autolyse, rabats et façonnage délicat pour construire une mie alvéolée.
  • Cuisson au four très chaud avec vapeur pour une croûte croustillante qui craque encore au refroidissement.
  • Conservation et congélation intelligentes pour garder le plaisir du pain fait maison plusieurs jours.

Secrets de pâte à pain pour une baguette maison à la croûte qui craque

Soyons honnêtes : si la pâte est ratée, aucune technique de cuisson ne rattrapera la baguette. La base d’une croûte croustillante, c’est une pâte à pain bien construite, avec un gluten développé et une fermentation équilibrée.

Secrets de pâte à pain pour une baguette maison à la croûte qui craque — baguette maison fraîche croûte

Beaucoup se précipitent sur la recette baguette sans comprendre ce qui se joue quand la farine de blé rencontre l’eau, le levain et la levure boulangère. Résultat : des pains plats, qui s’ouvrent mal, avec une croûte qui durcit au lieu de chanter.

Le vrai secret, ce n’est pas la recette, c’est la gestion de l’eau et du temps. Une hydratation autour de 65 à 70 % (par exemple 475 g d’eau pour 700 g de farine T65) donne une pâte souple, capable de développer de belles alvéoles. Trop peu d’eau, la mie sera serrée et la croûte manquera de vie. Trop d’eau, la pâte s’étale et les grignes se referment. À la main, on sent tout de suite si la pâte est trop sèche ou trop coulante : elle doit coller légèrement au début, puis se lisser au fur et à mesure du pétrissage.

Petit rappel qui change tout : l’autolyse. Mélanger simplement farine et eau, puis laisser reposer 20 à 30 minutes avant d’ajouter levain, levure et sel permet à la farine de s’hydrater et aux protéines de commencer à s’organiser. La pâte devient plus docile, le pétrissage se fait plus doux, et la baguette maison gagne en volume sans effort supplémentaire. Ceux qui zappent cette étape finissent souvent avec une pâte capricieuse et un façonnage pénible.

Le mélange levain liquide + levure boulangère mérite aussi qu’on s’y attarde. Le levain apporte profondeur aromatique, légère acidité et meilleure conservation, alors que la levure assure une poussée régulière, rassurante, surtout quand la température de la cuisine varie. Pour quelqu’un qui débute, cette combinaison donne une vraie sécurité sans sacrifier le goût. Si vous ne deviez retenir qu’une chose : le levain donne le caractère, la levure sécurise la levée.

Vient ensuite le pétrissage. À la main, comptez une quinzaine de minutes alternant mouvements énergiques et pauses. Au robot, 8 à 10 minutes suffisent souvent. La pâte doit devenir lisse, élastique, capable de passer le test de la « fenêtre » : en étirant un petit morceau, on obtient une membrane presque transparente sans qu’elle ne se déchire immédiatement. Là où ça coince souvent, c’est quand on ajoute de la farine à tout-va sous prétexte que la pâte colle. Mauvais réflexe : mieux vaut légèrement fariner le plan de travail et se mouiller les mains que d’assécher la pâte.

Le sel, de son côté, ne sert pas qu’à relever le goût. Il régule la fermentation, renforce le gluten et aide à structurer la mie. Ajouté trop tôt et en contact direct avec la levure boulangère, il peut freiner la levée. Ajouté après autolyse, il joue son rôle sans étouffer les ferments. C’est le genre de détail qui fait toute la différence aussi bien sur la texture que sur la saveur finale.

A lire également :  Gaufres salées : 5 garnitures qui changent de l'apéro

Pour résumer cette première étape, une pâte bien pensée, c’est déjà la moitié de la croûte croustillante gagnée. La suite se joue dans la fermentation et les rabats, mais sans cette base solide, impossible d’obtenir une baguette maison qui tienne la route.

découvrez notre recette facile de baguette maison au four pour obtenir une croûte parfaitement croustillante et un intérieur moelleux. suivez nos astuces pour réussir votre pain comme chez le boulanger.

Fermentation, rabats et façonnage: construire la mie avant la cuisson au four

Dès que la pâte à pain est pétrie, tout se joue dans sa maturation. Un pâton, ça se lit. Son volume, sa souplesse, les bulles qui apparaissent en surface racontent l’avancée de la fermentation. Le pointage, cette première levée en masse, conditionne directement la légèreté de la mie et la façon dont la croûte va se former à la cuisson au four. Une pâte pressée donnera une baguette compacte, quelle que soit la température de cuisson.

Mon conseil, testé et re-testé : viser un pointage à température ambiante autour de 22 à 24 °C, pendant 3 à 4 heures, avec plusieurs rabats espacés d’environ une heure. Le rabat consiste à étirer délicatement la pâte et à la replier sur elle-même. Ce geste renforce le réseau de gluten, redistribue les levures et les acides, et emprisonne de l’air. Sans eux, on se retrouve avec une mie uniforme, sans vraies alvéoles.

Ne vous fiez pas au minuteur, fiez-vous à la pâte. Si votre cuisine est fraîche, la fermentation prendra plus de temps. Si elle est très chaude, tout s’emballe et la pâte peut surfermenter, donner un goût trop acide et perdre sa force. Dans le doute, mieux vaut une fermentation légèrement courte qu’une pâte affaissée et difficile à façonner.

Arrive le moment de la division et du pré-façonnage. Diviser en 3 ou 4 pâtons de poids identique permet une cuisson homogène. À ce stade, l’idée n’est pas encore de former la baguette fine, mais une forme ovale régulière, serrée juste ce qu’il faut pour donner de la tenue sans écraser toutes les bulles. Un repos de 20 à 30 minutes sous un torchon détend le gluten et rend le façonnage final beaucoup plus fluide.

Le façonnage des baguettes fait souvent peur, alors qu’il s’agit surtout de répétition. On aplatit doucement le pâton en rectangle, on replie une première fois vers le centre, on soude avec le talon de la main, puis on replie l’autre côté par-dessus, toujours en scellant bien. Ensuite, on roule le pâton en l’allongeant, du centre vers les extrémités, sans le torturer. Si la pâte résiste et se rétracte, c’est qu’elle a besoin de quelques minutes de repos.

Soit dit en passant, cette étape est aussi celle où on casse le plus de belles fermentations avec des gestes brusques. Appuyer trop fort, tirer trop vite, vouloir à tout prix atteindre 40 cm de long dès la première tentative, tout cela conduit à une mie serrée. Chez certains, ça marche mieux en travaillant sur un plan très légèrement fariné, d’autres préfèrent presque pas de farine pour garder de l’adhérence. Chez moi, ça marche comme ça, à vous d’ajuster.

Une fois les baguettes formées, l’apprêt (la dernière levée) est la dernière marche avant le four. On dépose les pâtons sur un moule à baguette ou sur un torchon bien fariné, on couvre, puis on laisse gonfler jusqu’à ce qu’une pression du doigt s’enfonce doucement et remonte lentement. Si la marque disparaît instantanément, c’est trop tôt ; si elle reste creusée, on a attendu trop longtemps. Là encore, la pâte dicte son rythme.

Une fermentation bien menée donne une mie souple et aromatique, qui se développera encore au four grâce au fameux « coup de fouet » de la chaleur. Sans ce travail en amont, même la meilleure technique de cuisson ne donnera qu’une croûte bruyante posée sur une mie décevante.

Maîtriser la technique de cuisson au four pour une croûte croustillante

La cuisson au four, c’est le moment de vérité. Tout ce qui a été préparé en amont se joue en 20 à 25 minutes, et le moindre détail compte. Beaucoup se focalisent sur la température et oublient deux facteurs déterminants pour une croûte croustillante : la vapeur et le lamage. Sans eux, la baguette maison reste en dessous de son potentiel.

Je vais être directe : un four tiède ne donnera jamais une bonne baguette. Il faut une chaleur forte dès le départ, autour de 240 °C, avec une plaque ou une pierre déjà brûlante à l’intérieur. Cette masse chaude va saisir la base de la baguette et lui donner ce rebond caractéristique, la fameuse poussée au four. En déposant un pâton sur une plaque froide, on lui coupe les jambes.

La vapeur, ensuite, joue un rôle double. Elle retarde la formation de la croûte pendant les premières minutes, ce qui permet au pain de gonfler, et elle gélatinise les sucres à la surface, donnant cette brillance fine typique. Pour la produire, plusieurs options existent : un lèchefrite avec de l’eau bouillante déposé dans le bas du four, un petit récipient métallique rempli d’eau, ou quelques pulvérisations d’eau sur les parois au moment d’enfourner.

Le lamage, ces entailles dessinées sur le dessus, n’a rien de décoratif, même si l’œil les apprécie. Oubliez ce qu’on vous a dit sur « faire de jolies rayures » : le but est de contrôler où la baguette va s’ouvrir. Sans grignes, le pain éclate n’importe où, la croûte se déchire et la cuisson devient irrégulière. Les incisions doivent être nettes, peu profondes, légèrement obliques, sur presque toute la longueur du pain.

Pour y voir plus clair, ce tableau récapitule quelques repères utiles pour la cuisson au four.

Type de baguette maison Température de cuisson au four Durée approximative Particularités pour la croûte croustillante
Baguette classique (levure seule) 240 °C 20 à 25 minutes Vapeur abondante au démarrage, coloration dorée uniforme.
Baguette levain + levure 240 à 245 °C 22 à 27 minutes Cuisson un peu plus longue pour développer les arômes du levain.
Baguette rustique (avec farine T80) 230 à 235 °C 25 à 30 minutes Croûte plus épaisse, teinte brun-noisette, surveiller la fin de cuisson.

Ne vous étonnez pas si la première fournée n’est pas parfaitement dorée. Chaque four a ses caprices. Certains chauffent plus fort par le haut, d’autres par le bas. Dans ce cas, on n’hésite pas à déplacer la plaque en cours de cuisson, voire à prolonger de 2 ou 3 minutes pour accentuer le croustillant. Le test le plus fiable reste le son : une baguette bien cuite sonne creux quand on tapote sa base.

A lire également :  Une pâte à pizza moelleuse qui lève, épaisse ou fine

D’ailleurs, la phase de refroidissement compte autant que la cuisson elle-même. Poser les baguettes sur une grille, jamais directement sur une surface froide, permet à la vapeur de s’échapper sans détremper la croûte. Le craquement léger qu’on entend alors est le signe que l’humidité interne s’équilibre avec l’extérieur. Couper le pain trop tôt casse cette dynamique et ramollit la croûte.

Si vous débutez, regarder une démonstration visuelle du lamage et de la mise au four peut vraiment débloquer des choses.

En bref, la technique de cuisson repose sur un trio indissociable : four bien préchauffé, vapeur bien gérée, et grignes précises. Quand ces éléments s’alignent, la croûte qui craque n’est plus une loterie.

Organisation, matériel raisonnable et petites astuces pain pour la maison

Une baguette maison réussie dépend aussi de l’organisation. Beaucoup abandonnent parce qu’ils ont l’impression d’y passer la journée. En réalité, le travail actif reste assez court : ce sont les temps de repos qui s’étalent. Prévoir la recette baguette sur une demi-journée, avec des créneaux pour les rabats et le façonnage, rend l’expérience bien plus sereine.

Côté matériel, soyons clairs : la panoplie complète de boulanger n’est pas obligatoire. Une balance fiable, un bon saladier, une corne ou un coupe-pâte et une lame très tranchante suffisent pour commencer. Le moule à baguettes aide à garder la forme, mais on s’en passe très bien avec une plaque de cuisson et un torchon fariné pour séparer les pâtons pendant l’apprêt. Franchement, mieux vaut investir dans une bonne farine de blé bio que dans une pierre à pain hors de prix dès le début.

Pour ceux qui aiment avoir une vue d’ensemble, voici une manière simple de s’organiser sur une journée de baguette.

  • Matin: mélange farine/eau, autolyse, pétrissage, début du pointage avec premier rabat.
  • Fin de matinée: deuxième puis troisième rabat, fin de pointage.
  • Début d’après-midi: division, pré-façonnage, repos.
  • Milieu d’après-midi: façonnage final, apprêt, préchauffage du four.
  • Fin d’après-midi: cuisson, refroidissement et première dégustation.

Pour la levure boulangère, un dosage modéré suffit largement, surtout si un levain participe déjà à la fermentation. Inutile de charger la pâte en levure pour « être sûr que ça lève ». Cela accélère la fermentation, mais au détriment du goût et parfois de la texture. Quelques grammes bien gérés valent mieux qu’une cuillère bombée jetée au hasard.

Tiens, parlons farine un instant. Une T65 panifiable reste le point d’entrée logique pour un pain fait maison équilibré. On peut ensuite jouer avec 10 à 20 % de T80 pour un profil plus rustique, ou un peu de farine complète pour renforcer la saveur. Certains mélangent même une petite part de seigle pour favoriser l’activité fermentaire. Chaque mélange aura son impact sur l’absorption d’eau, donc sur l’hydratation à ajuster.

Autre point souvent négligé : la température de l’eau. Une eau à température ambiante, ni glacée ni brûlante, permet aux levures de démarrer sans stress. Trop froide, la fermentation traîne ; trop chaude, elle désorganise la pâte. Ceux qui travaillent dans des cuisines très fraîches peuvent légèrement tiédir l’eau, mais inutile de faire des calculs compliqués. Le but reste d’obtenir une pâte agréable au toucher, ni molle ni frigorifiée.

Pour celles et ceux qui apprécient d’autres types de façonnage ou qui souhaitent aller plus loin dans la gestion de la fermentation, un contenu plus détaillé sur l’organisation du pain au quotidien est souvent utile. Un exemple concret se trouve sur des ressources spécialisées qui traitent aussi des questions de réchauffage, comme l’article sur la manière de décongeler un pain sans le durcir, très utile quand on produit plusieurs baguettes d’un coup.

En fin de compte, l’objectif n’est pas de transformer la cuisine en laboratoire, mais de dérouler un rituel simple et reproductible, adapté à sa propre maison. Une fois cette base solide, les ajustements deviennent un plaisir plutôt qu’une source de stress.

Avec cette logique d’organisation souple et un matériel raisonnable, la baguette maison sort du registre « projet exceptionnel » pour devenir un geste régulier, presque aussi naturel que préparer un plat de pâtes.

Conservation, congélation et dégustation: prolonger la vie de la baguette maison

Une croûte croustillante, c’est génial à la sortie du four. Le défi, c’est de la garder vivante au moins jusqu’au lendemain. Le mauvais réflexe le plus fréquent consiste à enfermer la baguette encore tiède dans un sac plastique. Résultat prévisible : croûte ramollie, mie humide, saveur étouffée. Pour un pain fait maison, ce serait dommage.

Mon conseil le plus simple : laisser les baguettes refroidir complètement sur une grille, puis les envelopper dans un torchon en coton ou en lin. Le tissu laisse circuler l’air, protège de l’oxydation trop rapide et préserve une partie du croustillant. Un sac en papier kraft fonctionne aussi très bien, notamment pour le transport.

Le lendemain, si la croûte a perdu de son éclat, un passage de 5 à 7 minutes dans un four préchauffé à 150 °C suffit souvent à redonner du nerf. On obtient alors un croquant plus sec, différent de la sortie de four initiale, mais très agréable. Là où ça coince souvent, c’est quand on réchauffe trop longtemps ou à trop haute température, ce qui assèche définitivement la mie.

A lire également :  Clafoutis aux cerises moelleux, même avec des cerises congelées

Pour la congélation, le mot-clé, c’est l’anticipation. Congeler une baguette encore tiède piège la vapeur d’eau et condamne le croustillant. Mieux vaut attendre qu’elle soit totalement froide, la couper éventuellement en deux, l’envelopper soigneusement dans du papier aluminium, puis la glisser dans un sac congélation. La décongélation douce au four, gérée avec soin, permet ensuite de retrouver une croûte honnête, à condition de maîtriser quelques règles simples.

Sur ce point, des ressources dédiées donnent des indications précises, notamment pour éviter de transformer la baguette en biscotte ou en éponge. On peut par exemple s’inspirer des conseils donnés dans l’article sur la manière de décongeler le pain sans le durcir, qui explique comment équilibrer temps de repos à l’air libre et petit passage au four.

Côté dégustation, on sous-estime souvent l’influence de la garniture sur la perception de la croûte. Une baguette encore tiède beurrée avec un bon beurre demi-sel exagère le contraste entre croustillant et fondant. Pour l’apéritif, la trancher légèrement en biais, à 1 cm d’épaisseur, puis la toaster avec un filet d’huile d’olive crée une base parfaite pour des tartinades maison, sans perdre la musique de la croûte.

Si la baguette sèche franchement après deux ou trois jours, on change simplement d’usage. Croûtons pour salade, tartines gratinées, pain perdu salé ou sucré, chapelure maison pour paner des légumes : chaque miette peut servir. Bref, on ne jette pas une baguette qui a vécu, on la recycle intelligemment, et la croûte croustillante laisse alors place à d’autres textures tout aussi réjouissantes.

{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »FAQPage », »mainEntity »:[{« @type »: »Question », »name »: »Pourquoi ma baguette maison reste pu00e2le malgru00e9 une cuisson au four u00e0 240 u00b0C ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »La tempu00e9rature du four ne suffit pas u00e0 elle seule u00e0 dorer la crou00fbte. Vu00e9rifiez du2019abord le pru00e9chauffage : une trentaine de minutes avec la plaque u00e0 lu2019intu00e9rieur amu00e9liore nettement la coloration. Assurez-vous aussi du2019avoir suffisamment de vapeur au du00e9marrage, car elle aide u00e0 gu00e9latiniser les sucres de surface. Enfin, prolongez la cuisson de 2 u00e0 3 minutes si la baguette sonne encore un peu sourd en dessous, quitte u00e0 surveiller de pru00e8s la fin de cuisson. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Peut-on ru00e9ussir une recette baguette sans levain, uniquement avec levure boulangu00e8re ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Oui, une levure boulangu00e8re bien dosu00e9e permet du00e9ju00e0 de ru00e9aliser une baguette maison tru00e8s correcte. Le gou00fbt sera plus simple et la conservation un peu plus courte quu2019avec un levain, mais la mie peut rester moelleuse et la crou00fbte croustillante. La clu00e9 reste la mu00eame : bonne hydratation, rabats ru00e9guliers, fau00e7onnage doux et cuisson au four tru00e8s chaud avec vapeur. Vous pourrez ensuite introduire le levain progressivement si vous souhaitez enrichir les aru00f4mes. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Comment adapter la quantitu00e9 du2019eau si ju2019utilise une autre farine de blu00e9 que la T65 ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Chaque farine de blu00e9 absorbe lu2019eau diffu00e9remment. Une T55 demandera souvent un peu moins du2019eau, alors quu2019une T80 ou une farine partiellement complu00e8te en ru00e9clamera un peu plus. Commencez par garder 10 u00e0 20 g du2019eau de cu00f4tu00e9 par rapport u00e0 la recette, puis ajoutez-les progressivement pendant le mu00e9lange. La pu00e2te doit rester souple, lu00e9gu00e8rement collante au du00e9but, mais capable de se lisser au pu00e9trissage. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Pourquoi mes grignes ne su2019ouvrent-elles pas u00e0 la cuisson ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Le problu00e8me vient souvent de la maturitu00e9 de la pu00e2te plutu00f4t que de la lame. Si la pu00e2te est sous-fermentu00e9e, elle manque de force pour se du00e9velopper, et si elle est sur-fermentu00e9e, elle su2019affaisse. Vu00e9rifiez aussi que vous incisez avec une lame tru00e8s tranchante, lu00e9gu00e8rement inclinu00e9e, et que votre four est bien chaud avec une bonne production de vapeur. Des coups de lame trop timides ou trop perpendiculaires donnent des grignes qui restent plates. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Comment u00e9viter que la mie soit trop serru00e9e alors que la crou00fbte semble ru00e9ussie ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Une mie dense vient souvent du2019un mu00e9lange de facteurs : hydratation trop faible, pu00e9trissage insuffisant ou fau00e7onnage trop brutal qui u00e9crase les bulles. Augmentez doucement la quantitu00e9 du2019eau, travaillez davantage les rabats pendant le pointage pour renforcer le gluten, et fau00e7onnez avec plus de douceur. Laissez aussi suffisamment de temps u00e0 lu2019appru00eat avant la cuisson : une baguette enfournu00e9e trop tu00f4t ne du00e9veloppera pas une mie bien alvu00e9olu00e9e. »}}]}

Pourquoi ma baguette maison reste pâle malgré une cuisson au four à 240 °C ?

La température du four ne suffit pas à elle seule à dorer la croûte. Vérifiez d’abord le préchauffage : une trentaine de minutes avec la plaque à l’intérieur améliore nettement la coloration. Assurez-vous aussi d’avoir suffisamment de vapeur au démarrage, car elle aide à gélatiniser les sucres de surface. Enfin, prolongez la cuisson de 2 à 3 minutes si la baguette sonne encore un peu sourd en dessous, quitte à surveiller de près la fin de cuisson.

Peut-on réussir une recette baguette sans levain, uniquement avec levure boulangère ?

Oui, une levure boulangère bien dosée permet déjà de réaliser une baguette maison très correcte. Le goût sera plus simple et la conservation un peu plus courte qu’avec un levain, mais la mie peut rester moelleuse et la croûte croustillante. La clé reste la même : bonne hydratation, rabats réguliers, façonnage doux et cuisson au four très chaud avec vapeur. Vous pourrez ensuite introduire le levain progressivement si vous souhaitez enrichir les arômes.

Comment adapter la quantité d’eau si j’utilise une autre farine de blé que la T65 ?

Chaque farine de blé absorbe l’eau différemment. Une T55 demandera souvent un peu moins d’eau, alors qu’une T80 ou une farine partiellement complète en réclamera un peu plus. Commencez par garder 10 à 20 g d’eau de côté par rapport à la recette, puis ajoutez-les progressivement pendant le mélange. La pâte doit rester souple, légèrement collante au début, mais capable de se lisser au pétrissage.

Pourquoi mes grignes ne s’ouvrent-elles pas à la cuisson ?

Le problème vient souvent de la maturité de la pâte plutôt que de la lame. Si la pâte est sous-fermentée, elle manque de force pour se développer, et si elle est sur-fermentée, elle s’affaisse. Vérifiez aussi que vous incisez avec une lame très tranchante, légèrement inclinée, et que votre four est bien chaud avec une bonne production de vapeur. Des coups de lame trop timides ou trop perpendiculaires donnent des grignes qui restent plates.

Comment éviter que la mie soit trop serrée alors que la croûte semble réussie ?

Une mie dense vient souvent d’un mélange de facteurs : hydratation trop faible, pétrissage insuffisant ou façonnage trop brutal qui écrase les bulles. Augmentez doucement la quantité d’eau, travaillez davantage les rabats pendant le pointage pour renforcer le gluten, et façonnez avec plus de douceur. Laissez aussi suffisamment de temps à l’apprêt avant la cuisson : une baguette enfournée trop tôt ne développera pas une mie bien alvéolée.

françois jørgensen

François Jørgensen

Passionnée de pain au levain et de pâtisserie bio, Margaux Vasseur a troqué son métier de graphiste pour le fournil, CAP boulanger en poche. Sur La Boulangerie Bio, elle partage ses recettes maison testées et re-testées, avec les explications honnêtes qui lui ont tant manqué à ses débuts.