Peut-on congeler une tarte aux mirabelles ? Nos conseils

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Margaux Vasseur


Une belle tarte aux mirabelles sur la table, des fruits dorés au marché ou un moule encore brûlant qui sort du four : la question finit toujours par arriver. Peut-on la glisser au congélateur sans se retrouver, plus tard, avec une pâte détrempée et des fruits tristes ?

Entre la congélation des fruits seuls, la tarte crue montée à l’avance et la tarte déjà cuite qu’on veut sauver pour un autre jour, les gestes changent. Les mirabelles sont des fruits juteux, sucrés et fragiles, qui supportent bien le froid à condition d’anticiper l’humidité et l’oxydation.

Une chose se confirme dans beaucoup de cuisines familiales : la tarte aux mirabelles supporte tout à fait la conservation au froid, mais pas n’importe comment. Certains congèlent leurs fruits en vrac, d’autres congèlent la tarte entière dans son moule, parfois sans laisser refroidir. Résultat, une pâte qui ramollit, un jus qui déborde, un parfum un peu fade au réchauffage.

En ajustant la préparation, le choix de la pâte et les temps de cuisson, cette tarte peut pourtant devenir l’un des desserts les plus pratiques du congélateur. L’idée n’est pas de compliquer les choses, mais de connaître deux ou trois repères précis pour garder le croustillant de la pâte et le goût concentré des fruits.

En bref

  • Oui, on peut congeler une tarte aux mirabelles, de préférence déjà cuite pour garder une pâte stable et éviter l’effet « carton mouillé ».
  • Les mirabelles se congèlent très bien seules si elles sont fermes, bien séchées et étalées en une couche avant de passer en sachet.
  • Pour une tarte cuite congelée, on laisse refroidir totalement, on emballe serré dans film puis aluminium, et on garde 2 à 3 mois au congélateur.
  • Pour une tarte aux mirabelles avec fruits surgelés, on pose les fruits encore gelés sur une pâte brisée ou sablée, avec une fine couche absorbante.
  • Réchauffage : sortie directe du congélateur dans un four à 150-160 °C, jamais au micro-ondes si on veut garder le croustillant.

Congélation des mirabelles fraîches pour tarte : la base à maîtriser

Avant même de parler de tarte aux mirabelles entière, il y a un point que beaucoup négligent : la façon de congeler les fruits eux-mêmes.

Congélation des mirabelles fraîches pour tarte : la base à maîtriser — tarte aux mirabelles fraîche au four

C’est là que tout se joue. Une mirabelle mal préparée avant le gel congelateur donnera plus tard une garniture fade, aqueuse et difficile à rattraper, même avec une excellente pâte maison.

Pour préparer des mirabelles destinées aux desserts, mieux vaut viser des fruits à peine mûrs, fermes sous les doigts, avec une jolie couleur dorée et aucune trace de meurtrissure. Les fruits trop avancés ont certes un parfum intense, mais ils éclatent à la congélation et rendent beaucoup de jus à la cuisson. Résultat, la pâte boit tout et perd le peu de croustillant qu’elle avait.

La première étape consiste à laver les fruits rapidement sous un filet d’eau froide, sans bain prolongé. On les égoutte aussitôt, puis on les sèche soigneusement avec un torchon propre ou du papier absorbant. Là où ça coince souvent : on laisse les mirabelles humides. L’eau en surface forme des cristaux de glace, qui abîment la chair et accentuent le noircissement à la décongélation.

Une fois les fruits bien secs, on les coupe en deux et on retire le noyau. Ce travail peut sembler un peu long sur un gros cageot, mais il change tout au moment de la préparation de la tarte. D’ailleurs, certains préfèrent garder quelques mirabelles entières pour des confitures, mais pour la pâtisserie, des moitiés régulières permettent une cuisson plus homogène.

La technique la plus fiable pour la congélation consiste à étaler les demi-fruits en une seule couche sur une plaque recouverte de papier cuisson. Pas de tas, pas de couches superposées. On place cette plaque au congélateur pendant environ 2 heures, jusqu’à ce que les mirabelles soient bien dures au toucher. Ce « pré-gel » évite que tout se transforme en bloc unique impossible à séparer plus tard.

Une fois les fruits pris, on les transfère rapidement dans un sachet hermétique en chassant un maximum d’air. Certains utilisent une machine sous vide, mais honnêtement, pour la pâtisserie maison, un bon sachet bien fermé suffit. Ce retrait de l’air limite l’oxydation et prévient le fameux noircissement qui décourage beaucoup de cuisiniers. Ajouter la date au marqueur aide à suivre la durée de conservation, qui tourne autour de 12 mois pour garder une saveur correcte.

Pourquoi les mirabelles noircissent parfois malgré tout ? Le plus souvent, c’est un mélange d’humidité résiduelle, d’air emprisonné et de fruits déjà abîmés au départ. Des fruits meurtris s’oxydent bien plus vite et transmettent ce défaut à leurs voisines dans le sachet. Autant trier sans pitié au moment de la préparation.

Une fois ce stock de fruits bien géré, chaque sac de mirabelles devient une promesse de tarte, de crumble ou de clafoutis possible à tout moment. Et c’est là que la prochaine étape entre en jeu : comment transformer ces fruits gelés en tarte aux mirabelles qui se tient, sans noyade de jus.

découvrez nos conseils pratiques pour congeler une tarte aux mirabelles tout en conservant sa saveur et sa texture. astuces simples et efficaces pour réussir la congélation.

Tarte aux mirabelles avec fruits surgelés : cuisson, texture et astuces anti-pâte molle

Une fois les sachets de mirabelles au congélateur, la tentation est forte de les verser directement sur la pâte, sans réfléchir. Pourtant, selon la pâte et l’état des fruits, le résultat varie beaucoup. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une méthode claire pour maîtriser la cuisson et la texture avec des fruits encore gelés.

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Première question qui revient souvent : faut-il décongeler les mirabelles avant de les utiliser en tarte ? Pour une pâte brisée ou sablée, la réponse est simple. Mieux vaut les poser directement congelées sur la pâte. Les fruits vont alors libérer leur jus progressivement pendant la cuisson, au lieu de le relâcher d’un coup dès le début. Cela limite l’inondation du fond de tarte.

Cas particulier, la pâte feuilletée. Elle supporte moins bien l’humidité et se détrempe facilement. Dans ce cas précis, une décongélation partielle dans une passoire posée au-dessus d’un bol, pendant 20 à 30 minutes, évite le surplus d’eau à la surface. On ne laisse pas les fruits revenir totalement à température, mais juste assez pour qu’ils soient moins glacés et rendent un peu de jus avant la cuisson.

Le vrai secret, ce n’est pas la recette, c’est la barrière absorbante posée sur le fond de pâte. Avant de disposer les mirabelles, on saupoudre une fine couche d’ingrédient sec qui va boire l’excès de jus. Trois options fonctionnent très bien :

  • Poudre d’amande (2 à 3 cuillères à soupe) qui absorbe bien et apporte une note douce.
  • Semoule de blé fine, presque invisible une fois cuite si on tient à un goût très neutre.
  • Chapelure fine, en solution de secours, en couche fine pour éviter l’effet granuleux.

Pour une tarte d’environ 26 cm, 2 à 3 cuillères à soupe de cette barrière suffisent. Sur des fruits très juteux, combiner semoule et poudre d’amande donne un équilibre intéressant entre absorption et saveur. Cette couche intermédiaire fait franchement la différence entre une tarte qui tient et une pâte gorgée de jus.

Reste la question des temps et températures de cuisson. Le four doit s’adapter à l’état des fruits. Avec des mirabelles fraîches, une cuisson autour de 25 à 30 minutes à 180 °C suffit souvent. Avec des fruits décongelés, on rallonge légèrement, vers 30 à 35 minutes à la même température, pour permettre à l’eau résiduelle de s’évaporer.

Avec des mirabelles encore congelées, une stratégie en deux temps donne de bons résultats. D’abord un passage de 15 minutes à 210 °C pour saisir la pâte et lancer la cuisson des fruits, puis une poursuite à 180 °C pendant 25 minutes environ. On obtient ainsi un fond cuit et des fruits fondants, sans bain de jus sucré au centre.

Pour s’y retrouver facilement, un tableau comparatif aide à ajuster les repères :

État des mirabelles Température du four Durée moyenne de cuisson Particularité à surveiller
Fraîches 180 °C 25 à 30 minutes Vérifier le bord de pâte bien doré
Décongelées 180 °C 30 à 35 minutes Évaporation complète du jus en surface
Encore congelées 210 °C puis 180 °C 15 min + 25 min Observer le bouillonnement léger du jus

Pour les amateurs de pas à pas visuels, certaines vidéos expliquent bien le comportement des fruits gelés à la cuisson et complètent ces conseils culinaires théoriques.

La tarte est prête lorsque la pâte est dorée, que le jus des mirabelles bouillonne légèrement au centre et qu’une bonne odeur de fruits caramélisés se dégage. On évite de découper à la sortie du four. Laisser poser 15 minutes stabilise le jus et évite les parts qui s’effondrent. Ce temps de repos change vraiment la dégustation, surtout quand on sert cette recette encore tiède avec une crème ou une glace.

Recette de tarte aux mirabelles congelées : préparation détaillée et repères sensoriels

Pour celles et ceux qui aiment suivre une recette précise, voici une version simple de tarte aux mirabelles pensée pour des fruits sortis du congélateur. Elle sert de base solide pour d’autres desserts fruités sur le même principe.

Pour un moule de 26 cm, il faut prévoir 20 minutes de préparation et 40 à 45 minutes de cuisson. On vise 6 à 8 parts, selon l’appétit de la table. Côté ingrédients, on reste sur des valeurs sûres.

Il faut :

  • 600 à 700 g de mirabelles congelées dénoyautées, préparées comme décrit plus haut.
  • 1 pâte brisée ou sablée, maison ou du commerce, selon le temps disponible.
  • 2 à 3 cuillères à soupe de poudre d’amande pour la barrière absorbante.
  • 80 g de sucre en poudre et 1 sachet de sucre vanillé pour sucrer les fruits.
  • 20 g de beurre en petits dés pour aider à la caramélisation.
  • 1 pincée de cannelle, optionnelle, pour relever les mirabelles.

On commence par préchauffer le four à 210 °C. Pendant ce temps, la pâte est étalée et foncée dans un moule beurré. Un piquage à la fourchette sur toute la surface limite les cloques à la cuisson. Ensuite, on répand la poudre d’amande sur le fond en couche fine et régulière. Ce geste, souvent oublié, évite déjà beaucoup de déceptions.

Les mirabelles congelées sont ensuite disposées directement sur le fond de pâte, face bombée vers le haut, bien serrées les unes contre les autres. Plus elles sont ordonnées, plus la cuisson sera homogène. Certains aiment alterner les rangées comme des tuiles sur un toit, ce qui donne aussi un joli rendu visuel.

Dans un bol, on mélange le sucre et le sucre vanillé, puis on répartit ce mélange sur les fruits. Les petits dés de beurre sont parsemés au-dessus, ainsi que la pincée de cannelle si on choisit d’en mettre. À la cuisson, ce beurre et le sucre forment un jus légèrement sirupeux qui nappe les mirabelles.

La tarte part ensuite au four pour 15 minutes à 210 °C. Cette phase permet à la pâte de saisir et commence à colorer légèrement les bords. Après ces 15 minutes, on baisse la température à 180 °C et on poursuit encore 25 à 30 minutes. La durée exacte dépend de chaque four, d’où l’intérêt de surveiller l’aspect plutôt que le minuteur.

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Ne vous fiez pas seulement au temps indiqué, fiez-vous à la tarte : les fruits doivent être tendres, la pâte dorée, et quelques bulles de jus sucré doivent éclater à la surface. Si le bord brunit trop vite alors que le centre manque de cuisson, couvrir légèrement la périphérie avec un morceau de papier aluminium permet de finir la cuisson sans brûler le pourtour.

Une fois la tarte sortie du four, un repos d’au moins 15 minutes reste conseillé. Certains préfèrent même la laisser refroidir entièrement et la remettre à peine tiède avant service. C’est particulièrement intéressant si l’on prévoit d’accompagner cette tarte d’une crème douce, comme une crème anglaise maison, ou d’une boule de glace à la vanille.

Ces repères concrets servent aussi si l’on veut adapter la recette à d’autres fruits, comme les quetsches ou les abricots. Le principe reste le même : barrière absorbante, fruits bien préparés, cuisson en deux temps si les fruits sont encore gelés. On crée alors une petite bibliothèque de recettes de conservation pour les desserts de toute l’année.

Congeler une tarte aux mirabelles entière : crue ou cuite, comment choisir

Revenons à la question de départ, celle qui tourne dans la tête quand on voit une tarte encore fumante alors que les invités se sont désistés. Peut-on congeler une tarte aux mirabelles déjà cuite, et comment la récupérer ensuite avec une pâte encore agréable à croquer ?

Côté résultat, la tarte cuite supporte mieux la congélation que la tarte crue. Une pâte déjà passée au four reste plus stable, les textures sont fixées, et la garniture ne bouge plus autant. Pour cette option, on laisse d’abord la tarte refroidir complètement à température ambiante. Pas tiède, pas presque froide. Totalement froide. Sinon, la vapeur enfermée dans l’emballage se transforme en condensation puis en glace, ce qui détériore la pâte.

Une fois ce refroidissement obtenu, on emballe la tarte dans un film alimentaire, au contact, sans laisser d’air. Par-dessus, une couche de papier aluminium renforce la protection contre le froid sec du congélateur. Ce double emballage limite le dessèchement et les odeurs parasites. Dans ces conditions, la tarte se garde entre 2 et 3 mois, au-delà la qualité baisse.

La congélation d’une tarte crue reste possible, mais demande un peu plus de précautions. On monte la tarte dans son moule, de préférence en métal, avec pâte, barrière absorbante et mirabelles disposées. On la place ensuite au congélateur sans emballage pour une phase de « glaçage » d’environ 2 heures, le temps que l’ensemble soit bien figé.

Quand la garniture est dure, on peut enfin emballer la tarte dans un film puis un sac ou de l’aluminium, sans écraser les fruits. Cette étape évite que l’emballage colle aux mirabelles encore souples. Pour la cuisson, on enfourne directement la tarte encore gelée, en ajoutant environ 10 minutes au temps de cuisson habituel, et en surveillant le bord de la pâte et le jus.

Entre ces deux options, une position claire se dessine. Pour un usage familial et une organisation simple, la tarte cuite congelée reste la plus fiable. La version crue a son intérêt pour ceux qui veulent une cuisson au dernier moment, mais elle expose davantage au risque de pâte détrempée si on se trompe sur le temps de four.

Il y a aussi une nuance selon la pâte. La pâte brisée encaisse plutôt bien la congélation, crue ou cuite. La pâte sablée devient un peu plus fragile à la coupe après un passage au froid, mais garde un bon goût. La pâte feuilletée, en revanche, perd souvent un peu de son croustillant et de ses belles couches aérées. Dans ce cas précis, découper la tarte en portions individuelles avant congélation permet un réchauffage plus rapide et plus doux, qui respecte mieux le feuilletage.

Pour les jours où l’on a envie d’alterner avec d’autres recettes après un bon repas, une tarte aux mirabelles sortie du congélateur se marie bien avec des pâtisseries plus riches comme un moelleux au chocolat cœur coulant. L’une apporte la fraîcheur fruitée, l’autre le côté très chocolat, et tout le monde trouve son compte.

En résumé sur ce point précis, congeler une tarte aux mirabelles entière est non seulement faisable, mais pratique, à condition de respecter le refroidissement complet, un bon emballage et une durée de conservation raisonnable. La prochaine étape logique consiste alors à parler du réchauffage et de la façon de retrouver une bonne texture sans détruite ce qui a été soigneusement préparé.

Réchauffer une tarte aux mirabelles congelée et gérer la conservation après cuisson

Une tarte aux mirabelles qui sort du congélateur mérite mieux qu’un passage brutal au micro-ondes. Ce mode de chauffe ramollit la pâte, concentre l’humidité dans le fond du moule et laisse les bords mous. Pour qui aime le contraste entre la garniture fondante et le support croustillant, ce n’est pas la bonne option.

Le geste le plus adapté reste simple : sortir la tarte congelée de son emballage, la poser encore gelée sur une grille ou directement dans son moule, puis l’enfourner dans un four préchauffé à environ 160 °C. Une vingtaine de minutes suffit en général pour une tarte entière déjà cuite. La chaleur douce permet de réchauffer le cœur sans recuire exagérément les bords.

Pour une seule part, par exemple un dessert improvisé en fin de semaine, un passage de 10 à 12 minutes à 150 °C fonctionne bien. Là encore, on mise sur une chaleur modérée, en évitant les chocs thermiques trop violents qui assèchent la garniture. On surveille l’odeur et la texture plus que le chronomètre.

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Côté conservation après cuisson mais avant congélation, les repères sont assez clairs. À température ambiante, une tarte aux mirabelles se garde 24 heures au maximum, sous un torchon propre, dans un endroit relativement frais. Au réfrigérateur, on peut prolonger ce délai à 2 ou 3 jours, mais la pâte se ramollit de plus en plus avec l’humidité du frigo.

Garder en tête que plus on attend pour congeler, plus le résultat sera décevant. Une tarte déjà stockée plusieurs jours au frais avant congélation accumule l’humidité et l’oxydation. Autant congeler le jour même ou le lendemain au plus tard si l’on sait qu’elle ne sera pas finie à temps.

Autre point essentiel, la recongélation. Une tarte déjà décongelée ne doit pas retourner au gel congelateur. D’un côté, le risque sanitaire augmente, de l’autre la texture se dégrade franchement. La pâte encaisse mal ces allers-retours de température, et la garniture se transforme en compote aqueuse. Si une tarte décongelée ne trouve pas preneur en une journée, mieux vaut la recycler en crumble en recuisant légèrement les morceaux avec une nouvelle couche de pâte émiettée.

Pour ceux qui aiment organiser plusieurs desserts à l’avance, la tarte aux mirabelles congelée peut s’intégrer à une sorte de « menu du congélateur » aux côtés d’une pâte à choux prête à cuire ou d’une base de biscuit maison. L’idée n’est pas de remplir le congélateur à tout prix, mais de s’offrir quelques solutions maison qui tiennent la route en goût.

En surveillant simplement la durée de conservation, la façon de réchauffer et le refus de recongeler, on garde des tartes aux mirabelles agréables à manger, loin de l’image de dessert « réchauffé » sans intérêt. C’est un bon compromis entre organisation et plaisir, surtout lorsque la saison des mirabelles est déjà loin derrière.

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Combien de temps peut-on conserver une tarte aux mirabelles au congélateur ?

Dans un congélateur domestique réglé correctement, une tarte aux mirabelles déjà cuite se conserve en général entre 2 et 3 mois. Au-delà, la qualité de la pâte et le parfum des fruits diminuent, même si la tarte reste consommable d’un point de vue strictement sanitaire. Il reste préférable de l’emballer soigneusement dans du film puis de l’aluminium et de la dater pour ne pas la laisser traîner trop longtemps.

Vaut-il mieux congeler la tarte aux mirabelles crue ou cuite ?

La tarte cuite donne en général un résultat plus stable. La pâte est déjà saisie, les mirabelles ont rendu une partie de leur jus et les textures se figent mieux. Pour une tarte crue, il faut la laisser durcir au congélateur avant de l’emballer, puis prévoir environ 10 minutes de cuisson en plus pour compenser le froid. Pour un usage quotidien, la version cuite à congeler reste plus simple à gérer.

Faut-il décongeler les mirabelles avant de les mettre sur la pâte ?

Avec une pâte brisée ou sablée, on peut utiliser les mirabelles encore congelées directement sur la pâte, en ajoutant une fine couche de poudre d’amande, de semoule ou de chapelure pour absorber le jus. Avec une pâte feuilletée, une décongélation partielle de 20 à 30 minutes dans une passoire limite l’excès d’eau et protège le feuilletage. Dans tous les cas, l’objectif est de contrôler l’humidité pour garder un fond de tarte qui se tient.

Comment éviter que les mirabelles congelées ne noircissent ?

Pour limiter le noircissement, il faut choisir des fruits fermes et sains, les sécher soigneusement après le lavage, puis les congeler en une seule couche sur une plaque avant de les transférer dans un sachet hermétique. Chasser un maximum d’air et dater le sachet aide aussi à protéger les mirabelles de l’oxydation. Des fruits déjà abîmés au départ ont tendance à brunir plus vite, même si l’on respecte les autres étapes.

Peut-on congeler une tarte aux mirabelles avec une pâte feuilletée ?

C’est possible, mais le feuilletage est plus fragile que les autres pâtes. Pour limiter les dégâts, mieux vaut cuire la tarte avant congélation, la laisser refroidir totalement, puis la couper en parts individuelles avant de l’emballer. Au réchauffage, des portions plus petites ont besoin de moins de temps au four, ce qui préserve mieux les couches feuilletées et évite l’effet pâte molle.

françois jørgensen

François Jørgensen

Passionnée de pain au levain et de pâtisserie bio, Margaux Vasseur a troqué son métier de graphiste pour le fournil, CAP boulanger en poche. Sur La Boulangerie Bio, elle partage ses recettes maison testées et re-testées, avec les explications honnêtes qui lui ont tant manqué à ses débuts.