Tarte aux pommes : la recette classique et sa version normande

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Margaux Vasseur


Une tarte aux pommes bien dorée a ce pouvoir étrange de faire taire tout le monde autour de la table. Entre la recette classique au goût franc de fruit et la version normande nappée de crème fraîche et parfumée au calvados, il y a comme deux écoles qui cohabitent très bien. L’une mise sur la simplicité, une bonne pâte brisée, peu de sucre, des pommes bien choisies et parfois un soupçon de cannelle.

L’autre pousse le curseur vers la gourmandise, avec un appareil aux œufs, crème et amandes qui enrobe les quartiers fondants. Derrière ce duo se cachent surtout des gestes précis, quelques pièges classiques et une foule de petites astuces que les fiches recettes résument souvent en une seule ligne.

Dans beaucoup de cuisines, Léa par exemple, qui cuisine dans un petit appartement parisien avec un four capricieux, alterne entre les deux modèles selon l’humeur du week-end. Un jour, elle veut une tarte fine et légère, presque comme un feuilleté croustillant qui laisse toute la place aux pommes. Le suivant, elle ressort son moule plus profond pour une tarte normande bien épaisse, presque comme un flan fruité.

À chaque fois, ce sont les mêmes questions qui reviennent : faut-il précuire le fond, combien de temps laisser caraméliser, quelles variétés de pommes choisir pour éviter une tarte fade ou détrempée ? C’est là que la technique rejoint la gourmandise, et qu’un peu de pédagogie évite pas mal de déceptions au démoulage.

En bref

  • Tarte aux pommes classique : une base incontournable, peu d’ingrédients, tout repose sur la pâte et le choix des pommes.
  • Version normande : une tarte plus généreuse, avec crème fraîche, œufs, amandes et parfois calvados.
  • Pâte brisée ou sablée : deux textures, deux résultats, à adapter selon le type de tarte et l’effet recherché.
  • Cuisson : un four bien préchauffé, un fond qui reste croustillant, des fruits qui fondent sans se transformer en compote liquide.
  • Personnalisation : cannelle, flambage, choix des variétés, formats individuels ou grande tarte familiale, tout est modulable.

Tarte aux pommes classique maison: choisir pâte, pommes et équilibre sucre

La base, c’est la tarte aux pommes la plus simple, celle qu’on peut lancer un soir de semaine sans y passer l’après-midi. Soyons honnêtes : si le résultat déçoit, ce n’est presque jamais la faute du four, mais d’un trio mal maîtrisé pâte brisée, variété de pommes et quantité de sucre.

Tarte aux pommes classique maison: choisir pâte, pommes et équilibre sucre — tarte aux pommes dessert fait maison

Réussir ce trio, c’est déjà la moitié du chemin vers une tarte qui disparaît en quelques minutes.

Côté pâte, deux camps se forment souvent. La pâte brisée classique, avec eau, farine et beurre, donne une base fine et croquante, qui supporte bien une garniture pas trop humide. La pâte sablée, enrichie en beurre et sucre, rappelle le biscuit. Pour une recette vraiment classique, la pâte brisée reste le meilleur compromis : elle tient bien à la cuisson, se travaille facilement au rouleau et laisse les pommes en vedette. Une pâte du commerce rendra service, mais une version maison change vraiment la donne, surtout pour la texture du fond.

Là où ça coince souvent, c’est sur le choix des fruits. Une tarte réussie ne se fait pas avec des pommes au hasard. Un mélange de variétés fonctionne beaucoup mieux : une pomme acidulée type reinette ou granny smith, une plus douce et sucrée comme une golden ou une gala. L’acidité réveille la tarte, le sucre naturel caramélise, et on évite cette impression « compote plate » en bouche. Le vrai secret, ce n’est pas la recette, c’est le panier de pommes posé sur le plan de travail.

Vient ensuite la question du sucre. Certains saupoudrent au pif jusqu’à ne plus voir la couleur du fruit. Mauvaise idée. Sur une tarte de 24 cm, 40 à 60 g de sucre suffisent si les pommes sont mûres. On peut ajouter une fine pluie de cannelle ou de vanille, mais ce sont des touches, pas un masque. Si les fruits sont très acides, on augmente un peu, sinon on laisse le four faire son travail de caramélisation. Ne vous fiez pas au minuteur, fiez-vous aux bords des pommes qui commencent à brunir légèrement et au parfum qui envahit la cuisine.

Un autre point qui change tout : la disposition des lamelles. Rangées en rosace serrée, elles cuisent plus régulièrement et rendent moins de jus qu’un tas approximatif. À la main, on sent tout de suite si on tasse trop ou pas assez : il doit rester de petites interstices pour laisser la vapeur s’échapper, sinon le fond se détrempe. Un pâton, ça se lit, et une garniture aussi.

Pour ceux qui avancent prudemment, la précuisson du fond de tarte à blanc peut rassurer. Quinze minutes au four avec des billes de cuisson ou des haricots secs sur un papier cuisson, puis encore vingt minutes avec les pommes, donnent un résultat plus croustillant. Franchement, on s’en passe très bien si la garniture n’est pas noyée dans le jus, mais pour un four capricieux comme celui de Léa, cette étape sauve parfois une soirée.

Dernier détail souvent négligé : la température des ingrédients. Un beurre trop mou dans la pâte, et le fond se rétracte. Des pommes glacées qui sortent du frigo, et la cuisson devient inégale. Laisser les aliments revenir à température ambiante avant de se lancer n’a rien d’un caprice de pro, c’est juste du bon sens pratique pour éviter les mauvaises surprises.

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En clair, une recette classique de tarte aux pommes ne se gagne pas avec une longue liste d’ingrédients, mais avec ces ajustements concrets qui transforment une tarte « correcte » en dessert qu’on redemande.

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Tarte aux pommes classique pas à pas: pâte brisée, garniture et cuisson

Passons aux gestes concrets. Une bonne tarte aux pommes maison se construit couche par couche, du pétrissage rapide à la sortie du four. Je vais être directe : improviser sur les temps de repos de la pâte ou sur l’épaisseur du fond, c’est la meilleure façon de se retrouver avec un dessous pâteux.

Pour la pâte brisée, on vise un rapport classique d’environ 2 parts de farine pour 1 part de beurre. On sable d’abord farine et beurre du bout des doigts jusqu’à obtenir une texture de sable fin. On ajoute ensuite un peu d’eau très froide, juste assez pour former une boule qui se tient. Mon conseil, testé et re-testé : dès que la pâte s’agglomère, on arrête de malaxer. Trop de manipulations, et le gluten se développe, la pâte se rétracte à la cuisson et perd en friabilité.

Une fois la boule prête, un repos au frais d’au moins 30 minutes permet à la pâte de se détendre. Pendant ce temps, on s’occupe des pommes. Épluchage, évidage, découpe en lamelles régulières, pas trop fines pour qu’elles gardent de la tenue. Beaucoup coupent des tranches minuscules par peur qu’elles restent croquantes, et se retrouvent avec une couche de purée aqueuse. Pour une tarte aux pommes classique, viser des tranches de 3 à 4 mm donne un bon équilibre fondant/structure.

Vient l’étalage. Plan de travail légèrement fariné, rouleau bien fariné aussi. On part du centre, on tourne souvent la pâte, on vérifie qu’elle ne colle pas. Si un bord se déchire, on le répare directement dans le moule, personne ne s’en apercevra après cuisson. Piquez toujours le fond avec une fourchette, c’est un petit rappel qui change tout pour éviter les bulles d’air et les déformations.

Pour la garniture, on peut rester ultra simple :

  • Lamelles de pommes rangées en rosace ou en cercles concentriques.
  • Une fine pluie de sucre sur le dessus, éventuellement mélangé à un peu de cannelle.
  • Quelques noisettes de beurre pour aider à la caramélisation.
  • Éventuellement une légère touche de jus de citron pour garder une belle couleur.

Le four, lui, doit déjà être bien chaud. 190 à 200 °C en chaleur tournante, c’est une bonne base. On évite les basses températures qui dessèchent sans colorer. Si la pâte brunit trop vite sur les bords, une bande d’aluminium posée sur la couronne de la tarte suffit à la protéger pour la fin de cuisson.

Pour les amateurs de finitions, un nappage léger à la sortie du four avec une confiture d’abricot détendue à l’eau donne un aspect brillant, mais ce n’est pas obligatoire. On peut tout à fait préférer le côté rustique d’une tarte sans glaçage, surtout si les pommes ont bien doré.

Ce pas à pas sert ensuite de base pour toutes les variantes. Sur le même principe, on peut enrichir la garniture avec une fine couche de poudre d’amande au fond, ou un voile de crème épaisse sur les pommes avant cuisson pour un résultat plus moelleux. Pour aller plus loin dans les desserts fruités, les lecteurs qui aiment ce style de recettes pourront jeter un œil à un gâteau aux pommes façon grand-mère, qui pousse encore plus la dimension réconfortante.

Au fond, ce qui compte le plus sur cette version classique, c’est d’apprendre à « lire » sa tarte dans le four : bords colorés mais pas brûlés, fruits qui commencent à compoter, jus qui bouillonne légèrement. Une fois que ces repères sont intégrés, on se sent beaucoup plus libre pour jouer avec les parfums.

Tarte aux pommes version normande: crème fraîche, calvados et amandes

La version normande de la tarte aux pommes, c’est un autre univers. Ici, les pommes ne sont plus seules en scène, elles sont lovées dans un appareil onctueux à la crème fraîche, aux œufs et aux amandes. C’est plus riche, plus dense, mais quand c’est bien équilibré, chaque bouchée reste légère en bouche. Si vous ne deviez retenir qu’une chose : mieux vaut une part un peu plus fine, bien cuite, qu’une tarte trop épaisse qui reste tremblotante au centre.

La pâte change déjà l’ambiance. Pour cette tarte, une pâte sablée marche mieux qu’une simple brisée. Le sucre et le beurre supplémentaires créent un socle biscuité qui soutient parfaitement la garniture. On reprend la technique du sablage vue plus haut, mais cette fois, on ajoute le sucre directement dans la pâte. Soyons honnêtes, sur ce type de dessert, ce n’est pas le moment de compter les grammes de beurre, c’est la cohérence de l’ensemble qui prime.

Côté garniture, la base ressemble à ce qu’on trouve dans les recettes « à l’ancienne » héritées des grands-mères normandes. On mélange :

Des œufs battus, du sucre, de la poudre d’amande, de la crème épaisse ou fleurette et, pour ceux qui y tiennent, une petite dose de calvados. La quantité d’alcool reste modérée, souvent un demi-verre tout au plus pour une grande tarte. L’idée n’est pas de masquer le goût du fruit, mais d’apporter ce parfum de pomme fermentée qui fait lien avec les vergers du Pays d’Auge.

Avant de verser cet appareil, on dispose les pommes sur le fond de pâte, comme pour la tarte classique. Pas besoin de les précuire, elles cuiront dans le bain de crème. L’appareil doit recouvrir les fruits sans les noyer totalement. Si on dépasse le haut des lamelles, on augmente le risque de débordement et de centre mal pris. Un moule en fer blanc bien beurré et fariné aide à obtenir une cuisson régulière.

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Pour visualiser d’un coup d’œil les différences entre les deux grandes familles de tartes aux pommes, ce petit tableau peut servir de repère.

Élément Tarte aux pommes classique Tarte aux pommes normande
Type de pâte Pâte brisée ou feuilletée fine Pâte sablée plutôt épaisse
Garniture Pommes, sucre, beurre, cannelle en option Pommes + appareil crème, œufs, poudre d’amande
Texture Légère, fruit mise en avant Plus dense, proche d’un flan aux pommes
Parfum Fruité, parfois épicé Crème fraîche, amande, calvados possible
Occasion Dessert du quotidien Repas de famille, table plus festive

Certains puristes refusent le calvados, d’autres ne conçoivent pas une tarte normande sans cette touche. Honnêtement, les deux approches se défendent. Pour un goûter avec des enfants, on s’en passe très bien. Pour un dîner de fin d’été ou un déjeuner dominical, une version parfumée, voire légèrement flambée à la sortie du four, crée ce petit effet « wahou » sans beaucoup d’efforts supplémentaires.

Au fait, un détail change souvent la donne sur cette version : la distribution des amandes. Les incorporer seulement dans l’appareil donne une texture homogène, mais en parsemer aussi quelques-unes effilées sur le dessus ajoute un contraste croquant. C’est ce genre de détail qui fait toute la différence au moment de la dégustation.

Cette tarte normande, quand elle est bien maîtrisée, devient vite un classique de carnet de recettes. On la ressort dès qu’il reste un kilo de pommes un peu fatiguées au fond du panier, ou que l’on a envie d’un dessert plus généreux qu’une simple tarte fine.

Maîtriser la cuisson et éviter les ratés: fond détrempé, pommes fades, crème qui tranche

Passons à ce qui fâche souvent : les ratés de cuisson. Entre le fond détrempé, les bords brûlés, la crème qui se sépare ou les pommes insipides, une tarte aux pommes peut tourner à la déception en moins de dix minutes. Pourtant, chaque problème a une origine assez logique et une solution concrète.

Pour le fond détrempé, trois causes reviennent tout le temps. D’abord, une garniture trop humide. Des pommes très juteuses, parfois même lavées juste avant et mises encore humides sur la pâte, rendent une quantité d’eau impressionnante. Un léger saupoudrage de poudre d’amande ou de semoule fine au fond crée une barrière entre jus et pâte. Ensuite, un four pas assez chaud au départ allonge la cuisson et laisse le temps au jus de s’infiltrer partout. Enfin, une pâte trop fine, qui se gorge vite de liquide.

Côté tarte normande, la crème fraîche peut aussi jouer des tours. Si on utilise une crème trop légère, type version fluide allégée, l’appareil risque de ne pas prendre correctement et de rendre davantage d’eau. Une crème épaisse à 30 % de matière grasse offre une meilleure tenue. L’appareil doit être lisse, sans grumeaux de poudre d’amande. Battre vivement les œufs avec le sucre, puis incorporer progressivement crème et amandes empêche cette fameuse « crème qui tranche » à la cuisson.

Autre souci fréquent : les pommes fades. Là, pas de miracle, les variétés choisies comptent plus que tout. Oubliez les pommes farineuses sans parfum, qui finissent en purée anonyme. Un mélange de variétés, un passage au four bien géré et, si besoin, une légère touche de cannelle ou de vanille, redonnent du relief. Du coup, certains aiment aussi ajouter une petite cuillère de calvados dans l’appareil même pour une tarte classique, en restant raisonnables sur la quantité.

Pour la coloration, les extrémités brûlées alors que le centre reste pâle signalent souvent un moule trop foncé ou trop mince, associé à une chaleur trop forte. Baisser légèrement la température et prolonger la cuisson de quelques minutes donne un résultat plus régulier. Chez moi, ça marche comme ça, à vous d’ajuster selon vos moules et votre four.

Un point qui mérite d’être rappelé : démouler trop tôt casse parfois des tartes entières. Il vaut mieux laisser tiédir une vingtaine de minutes, le temps que l’appareil, surtout dans la version normande, finisse de se structurer. À l’inverse, stocker au frigo pendant des heures une tarte encore chaude la rend molle, les vapeurs se condensant sur la pâte. L’idéal reste un service à peine tiède, avec la pâte encore croustillante et les pommes fondantes.

Pour ceux qui aiment décliner ces apprentissages sur des recettes salées, les mêmes réflexes de cuisson s’appliquent à une tarte salée bien originale : choix du moule, gestion de l’humidité, attention portée au fond. Une fois que la logique est intégrée, on transpose sans effort.

Bref, on respire, on recommence, et chaque fournée appris un peu plus à dialoguer avec votre four et vos ingrédients, plutôt qu’avec une recette figée.

Personnaliser tarte aux pommes et tarte normande: variantes, service et organisation

Une fois les bases sécurisées, la tarte aux pommes devient un terrain de jeu presque infini. Beaucoup de lecteurs finissent par se créer leur « signature » maison, ce petit quelque chose qui fait qu’on reconnaît leur tarte entre mille. Oubliez ce qu’on vous a dit sur la seule et unique manière de faire, les vieilles recettes évoluent dans chaque cuisine.

Pour la tarte classique, on peut varier les épices. La cannelle reste la plus évidente, mais un mélange cannelle-cardamome, ou cannelle-tonka, change vraiment la perception du dessert. Attention toutefois à ne pas assommer le fruit, une pointe suffit. D’autres préfèrent sucrer légèrement les pommes en amont et les laisser reposer dix minutes avec un filet de jus de citron pour faire ressortir le jus avant de les disposer sur la pâte. Ce jus peut être réduit à feu doux puis utilisé comme sirop de nappage.

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Côté version normande, les jeux se font surtout autour de la crème et du parfum. Remplacer une partie de la crème fraîche par du lait pour alléger l’appareil donne une texture plus souple, moins dense. D’autres réduisent légèrement la quantité de poudre d’amande pour que le goût reste plus discret. Certains ajoutent même une poignée de raisins secs préalablement trempés dans le calvados ou dans un jus de pomme chaud pour un clin d’œil aux desserts d’antan.

Pour les moments de fête, format et décoration comptent aussi. Une grande tarte familiale convient bien aux repas du dimanche, alors que des tartes individuelles, faites dans de petits cercles, créent une présentation plus travaillée pour un anniversaire ou un dîner. Pour des célébrations plus importantes, ceux qui aiment les gâteaux fruités peuvent aller piocher des idées dans un gâteau d’anniversaire original, puis décliner les associations de saveurs sur leurs tartes.

L’organisation, enfin, joue beaucoup dans le plaisir de préparer ces desserts. La pâte se fait très bien la veille et se conserve crue au frais, bien filmée. Les pommes peuvent être épluchées un peu en avance, arrosées de citron pour éviter l’oxydation. L’appareil normand, lui, se prépare plutôt au dernier moment pour ne pas détremper la pâte, mais il ne prend que quelques minutes une fois qu’on connaît les gestes.

Soit dit en passant, servir une tarte aux pommes n’impose pas toujours la classique boule de glace vanille. Une simple crème épaisse légèrement sucrée, à peine fouettée, fonctionne très bien avec une tarte classique. Avec la tarte normande, déjà riche en crème, un yaourt nature ferme ou une faisselle bien égouttée apporte une note plus fraîche qui équilibre le tout.

En gros, la tarte aux pommes, qu’elle soit classique ou normande, s’adapte à la saison, au contenu du frigo et au temps dont on dispose. L’important reste de garder quelques repères solides, puis de se faire plaisir sur les détails qui rendent chaque fournée un peu différente.

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Quelle pâte choisir entre pâte brisée et pâte sablée pour une tarte aux pommes ?

Pour une tarte aux pommes classique, la pâte brisée convient très bien : elle est fine, neutre en goût et laisse la place aux pommes. Pour une version plus gourmande, notamment façon normande avec un appareil à la crème et aux amandes, la pâte sablée apporte un côté biscuité qui supporte mieux la garniture riche. En pratique, on peut utiliser l’une ou l’autre selon le résultat recherché, en veillant à adapter l’épaisseur et la cuisson.

Faut-il précuire le fond de tarte pour éviter qu’il soit détrempé ?

La précuisson à blanc aide beaucoup si votre four chauffe mal par dessous, si vous utilisez une garniture très humide ou une crème abondante type tarte normande. Quinze minutes de cuisson à blanc avec des billes ou des haricots secs, puis cuisson finale avec les pommes, donnent un fond plus croustillant. Pour une tarte aux pommes classique peu garnie en liquide, ce n’est pas obligatoire si la pâte est bien froide au départ et le four bien préchauffé.

Quel type de pommes utiliser pour une bonne tarte aux pommes ?

Le meilleur résultat vient souvent d’un mélange de variétés. Associez une pomme acidulée (reinette, granny smith) à une pomme sucrée et parfumée (golden, gala, boskoop). L’acidité apporte du relief, le sucre naturel caramélise, et la texture reste intéressante à la cuisson. Les pommes farineuses et très aqueuses sont à éviter, car elles donnent souvent une tarte fade et détrempée.

Comment utiliser le calvados dans une tarte aux pommes normande ?

Le calvados se dose avec parcimonie. Pour une grande tarte, un demi-verre suffit largement dans l’appareil crème-œufs-amandes. On peut aussi en arroser légèrement les pommes avant cuisson ou flamber la tarte à la sortie du four pour un effet plus marqué. Si des enfants dégustent la tarte, mieux vaut s’en passer ou réaliser une version sans alcool en misant plutôt sur la vanille et la cannelle.

Peut-on préparer la tarte aux pommes à l’avance ?

La pâte peut se préparer 24 heures à l’avance et reposer au frais. Les pommes peuvent être épluchées quelques heures avant, arrosées de jus de citron. En revanche, la cuisson se fait idéalement le jour de la dégustation. Une tarte servie tiède ou à température ambiante conserve un fond plus croustillant, surtout pour la version normande où l’appareil continue de se tasser en refroidissant.

françois jørgensen

François Jørgensen

Passionnée de pain au levain et de pâtisserie bio, Margaux Vasseur a troqué son métier de graphiste pour le fournil, CAP boulanger en poche. Sur La Boulangerie Bio, elle partage ses recettes maison testées et re-testées, avec les explications honnêtes qui lui ont tant manqué à ses débuts.